Peu de donneurs d’organes potentiels recensés en 2024 en Abitibi-Témiscamingue
L’Abitibi-Témiscamingue figure parmi les régions les moins performantes en matière de dons d’organes au cours de la dernière année au Québec. Selon le bilan annuel de Transplant Québec, cette région a produit trois références de donneurs potentiels et aucun donneur effectif en 2024. Cette situation contraste par rapport aux résultats records avec 1116 références, 644 organes transplantés et 551 personnes ayant bénéficié d’une transplantation au Québec dans son ensemble. En 2023, la région avait pourtant atteint un sommet en plus de dix ans avec huit références de donneurs potentiels. Or, en 2024, son taux de deux références par 100 000 habitants a été le plus faible au Québec. D’ailleurs, les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine représentent moins de 1 % des références de donneurs potentiels au Québec. Martine Bouchard, directrice générale de Transplant Québec. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette Transplant Québec croit qu’il faut plus de formation et plus de ressources humaines dans les centres hospitaliers périphériques. Cet organisme propose aussi un guichet unique en ligne pour simplifier les processus de consentement. En 2024, six personnes ont reçu un organe en Abitibi-Témiscamingue. Il reste toujours 16 personnes en attente d’un organe, soit 13 qui attendent un rein, une qui a besoin d’un cœur et deux qui attendent un foie. Avec plus de 850 personnes en attente d’une transplantation d’organe au Québec, il est important d’augmenter les références qui peuvent mener à des dons d’organes, affirme Martine Bouchard.Ce n’est pas parce qu’on a moins de références que la région est moins performante. C’est vraiment important de le dire. Il y a toutes sortes de raisons qui font en sorte qu’on peut avoir moins de références. Notamment, il y a la disponibilité ou les cas qui ne se présentent pas dans une année
, explique Martine Bouchard, directrice générale de Transplant Québec.
Il peut y avoir cette perception [selon laquelle] les régions sont moins performantes. Mais ce que je dis souvent, c'est que le système actuel en dons d'organes repose sur des bases solides mais fragmentées. Les disparités régionales en matière de référencement et d'accès aux soins, le niveau de spécialisation des centres et la complexité administrative des registres de consentement limitent son efficacité
, fait valoir Mme Bouchard.Plus de références, plus de dons
Ce qu’on souhaite, c'est vraiment d'élargir le bassin. C'est un principe d'entonnoir. C'est seulement une petite proportion de ces références qui vont se transformer en donneurs potentiels pour toutes sortes de raisons. Quand on fait une transplantation, on souhaite que l'organe soit dans le meilleur état possible pour vraiment donner une deuxième chance à la personne qui va le recevoir
, souligne-t-elle.
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